Mémoire de Vincent
Quelle semaine remplie de péripéties! Tout autour de nous change si vite et est dans un état précaire, rien n’est stable. Nous pouvons enfin sentir la joie amenée par la première Neige et bientôt nous pourrons même y goûter pleinement en nous épanouissant sur nos ultra-mega-top-rapide skis (Oh oui, ce sera une année magique). Après une série d’article portant sur l’envie de cette dernière, c’est maintenant à moi que revient la chance d’exprimer mes pensées sur le monde environnant et quelle chance de savoir que mes mots ne passeront pas inaperçus, du moins je l’espère, même après des génies littéraire tel que Desrosiers, Venne et je me permets une petite folie en incluant le grand chef culinaire Anthonyio Larochito et ses recueils de gastronomie que nos papilles gustatives se hâtent de lire après tant de temps d’absence de nouveauté.
Nous sommes sur appels depuis cette semaine, les entraînements ont atteints un niveau d’effort éprouvant, nous sommes à l’ère des compétitions, l’école tend vers sa fin pour la plus part et les examens se font féroces. Tant d’éléments qui accumulent stress et fatigue. Mon récit se trouve à transpirer de ses éléments mais nous pouvons garder à l’esprit que ses efforts seront récompensés et même multiplié par dix.
Nous sommes dans un entre-deux terrible, cette semaine nous courrons sur neige, nous skions sur gazon mais n’est-ce pas des signes que la nature nous envoie pour nous réconforter de l’attente prolonger de cette année? Mardi, 25 novembre 2008, les forces spéciales Skibec se lancèrent dans un environnement hostile où la volonté de la nature réduit à néant toute trace de vie à l’exception de la mystérieuse race surhumaine des marcheurs nordiques et de nous-même puisque nous nous acclimatons à tout. Les désertiques et chaotiques plaines d’Abraham où soufflait un vent glaciale provenant directement de la calotte glacière qui nous flageolait le visage furent le lieu d’un entraînement digne de seul Skibec. Les gens s’écroulaient de douleur, je parle bien entendu des marcheurs nordiques, en nous voyant une telle force d’esprit et de corps nous permettant de résister à tous assauts tentés par dame nature pour nous décourager de nos folies de pousser nos corps à leur limite.

Figure 1 – De la gauche, Godefroy, Étienne, Marc-Antoine, Charles, et une horde impie de marcheur nordique dans la tempête.
Je dois maintenant vous laisser puisque le temps m’y incline. C’est l’heure fatidique où nous allons découvrir quel fiasco sera la piste cyclable de Val-Bélair pour accueillir un groupe sanguinaire tel que nous sommes.
Écrit par Vincent Poisson-Gagnon
Mes chers enfants
Mes chers enfants, nous vivons un moment critique, nous faisons face à des temps difficiles. Même si le froid nous glace le sang, on attend toujours l’arrivée de la première accumulation de neige. La NORAM est annulée et le volume d’heures de ski à roulettes devient de plus en plus long et pénible. Mais face à tout sa, nous devons garder la Foi et continuer d’espérer. Notre moment arrivera. Pour y accéder, j’ai créé cette petite prière. De cette façon, là-haut, ils nous entendront et je vous promets qu’ils réaliseront notre demande.
Levons-nous tous ensemble, la main sur le cœur, lisons cette prière.
Dame Nature qui est aux cieux,
Que ton don soit exploité,
Que ta neige vienne,
Que tes flocons tombent sur la terre née du ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre hiver de ce jour.
Pardonne-nous notre impatience,
Comme nous te pardonnons l’été mouillé que tu nous as donné.
Et ne nous soumets pas à d’autres heures de ski à roulettes,
Délivre-nous plutôt de ce mal.
AMEN !
Que le seigneur soit avec vous !
Père Desrosiers
